Les partitions trois mélodies du compositeur, organiste et poète Dominique Preschez, que nous avons créées Salle Cortot avec Elise Chauvin et qui nous sont dédicacées, sont maintenant éditées et disponibles aux productions d’Oz. Prochaine étape avec ce compositeur, enregistrement de son concerto pour le label Polymnie et des concerts de création qui suivront !

http://www.productionsdoz.com/fr/trois-melodies-2735

Dominique Preschez, né à Sainte-Adresse en Normandie : compositeur, organiste et écrivain, enseigne la composition, l’improvisation au Conservatoire International de Musique de Paris. Son catalogue compte trois symphonies, six concertos, une messe pour choeur, soli et orchestre, des choeurs a cappella, deux comédies musicales, des oeuvres pédagogiques, ainsi que de la musique de chambre : solos, duos et trios instrumentaux; trois quatuors à cordes, trois quintettes à cordes, des mélodies, deux sonates pour piano, diverses pièces d’orgue, un poème symphonique pour Brass Band et orgue… Les CD «Soleils Noirs» – Ames/Harmonia Mundi – «Escales & Paysages» «No Man’s land» – Polymnie et le DVD de Dominique Preschez, improvisateur au Grand Orgue de Saint-Eustache, à Paris «Beklemnt» (5 «DIAPASON») illustrent cette libre esthétique lyrique, ouverte, sans cesse en mutation, dans l’héritage musical de André Jolivet, Henri Sauguet et Henri Dutilleux, en lesquels il se reconnaît.
Les «Trois Mélodies» pour guitare et soprano font l’objet d’un nouvel enregistrement Polymnie, toujours par Elise Chauvin et moi-même, en miroir au «Concerto da Camera» pour guitare et soprano, Quintette à cordes et timbales, avec «Court-Métrage» concertino pour accordéon et orchestre.

Pour le numéro 65 du magazine Guitare classique, j’ai écrit un papier sur les rapports entre Hector Berlioz et la guitare.
Voici l’introduction de cet article qui j’espère, vous donnera envie de lire la suite !

Berlioz, le guitariste (1803 – 1869)

Le plus influent des compositeurs français, virtuose de l’orchestre, théoricien de l’instrumentation, concepteur de symphonies révolutionnaires, d’opéras aux larges proportions et d’oeuvres vocales monumentales, pratiquait et chérissait l’instrument de l’intimité, la guitare. Il affirme d’ailleurs, dans son Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes, que « la guitare est un petit orchestre ». Ultime compliment pour notre instrument, venant de celui qui a poussé l’art orchestral à un niveau jamais atteint jusqu’alors. Mais quel rôle la guitare a-t-elle joué dans la vie de Berlioz ? Instrument de jeunesse, à la fois témoin et acteur des premiers émois musicaux ? Ou instrument fondateur avec une réelle influence sur son travail ? Berlioz cultive-t-il à l’égard de la guitare une tendre nostalgie ou une véritable passion ? En parcourant ses oeuvres musicales, littéraires et sa bi(bli)ographie, nous avons essayé de trouver quelques pistes afin d’y voir plus clair.

Pour illustrer ce papier, nous avons enregistré en compagnie d’Élise Chauvin une romance, avec accompagnement de guitare, arrangée par un jeune Berlioz de 17 ans.

Selon Jean-Jacques Rousseau la romance est un poème strophique simple et sans prétention : un poème d’amour court, souvent tragique, à la mélodie simple et sans affectation, avec un support instrumental discret.